
Azerbaïdjan n’a pas le temps de laisser trop de traces dans les esprits des membres d’Alpine. Sous le feu des critiques, Franco Colapinto a immédiatement pris le chemin d’Enstone pour travailler activement son nouveau week-end de course. En interne, le sujet a été abordé et clarifié. Aucune sanction connue mais l’argentin est bien en piste ce week-end et son volant, à priori, n’est pas en danger. Le A fléché veut passer à autre chose et poursuivre son combat face à Racing Bulls. Déterminée, elle peut compter sur Pierre Gasly pour mener la chasse.
Les tensions géopolitiques mondiales donnent des situations incongrues. Ce week-end a en effet lieu le Grand-Prix de Bahreïn. Pas sur le circuit de Sakhir, mais à Sepang, à environ 6000 km à vol d’oiseau ! Un retour de la Formule 1 sur un circuit mythique où l’on se rappellera avec nostalgie de la première pole position (et première ligne) de Renault en 2003 suivie du podium de Fernando Alonso, ou encore du doublé emmené par Giancarlo Fisichella en 2006. La belle époque !
Vingt ans plus tard, le scénario est bien différent. Alpine – et non Renault – avec un moteur Mercedes (!) se bat pour la cinquième place du championnat des constructeurs. Au moins le groupe au Losange est toujours présent dans la discipline, ce qui n’était pas gagné au cours de ces deux décennies. Avec Pierre Gasly, dont les débuts ont également eu lieu à Sepang en 2017 sur une Toro Rosso-Renault, le A fléché reconstruit son programme en Formule 1 et le retour en forme de 2026 est prometteur pour le futur.
Les dernières évolutions techniques ont d’ailleurs remis l’A526 dans le jeu après un passage à vide pendant l’été. Sans l’accident de Bakou, une double arrivée dans les points aurait pu accompagner la pole position de Monza et les unités obtenues là-bas puis à Madrid. À Sepang, pour la première journée d’essais libres, Alpine confirme cette tendance, dans un match très serré avec Racing Bulls.
Pierre Gasly s’offre notamment un top 10 sur les deux séances du jour, devant la rivale italienne le matin, puis entre les deux monoplaces l’après-midi. La piste est difficile à appréhender. Au-delà des conditions climatiques très délicates – il fait chaud, humide avec un risque de pluie important -, le bitume use massivement les pneumatiques. À cela s’ajoute beaucoup de poussières. Les pilotes sont en délicatesse et devront être soigneux pour tirer un bon chromo en qualifications, puis étendre les relais en course.
Un Grand-Prix dont le déroulement pourra être fortement perturbé par la pluie. Cela va influencer les choix de réglages. De l’autre côté du stand, Franco Colapinto sait son samedi condamné à de la figuration. Pour son accident, il a écopé d’une pénalité de cinq places sur la grille. Alpine en profite pour lui installer un nouveau moteur, et ainsi rendre la sanction associée négligeable. Au moins, le A fléché tire profit de sa malheureusement déconvenue. Notons qu’une des Racing Bulls a fait un choix similaire. Nos deux équipes sont donc dans un schéma comparable pour la suite du week-end.
Alpine s'auto-élimine et offre des points à sa rivale Racing Bulls
Alpine s'auto-élimine et offre des points à sa rivale Racing Bulls
Alpine s'auto-élimine et offre des points à sa rivale Racing Bulls
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