Williams Grand Prix est une écurie Britannique, basée à Grove, fondée par Franck Williams en 1975. 7 fois Championne du monde des Pilotes et des Constructeurs, l'écurie Anglaise signe un contrat de fourniture moteur avec Renault en 1989.
Pour son retour dans la discipline, le losange développe un V10 Atmosphérique à 90° inédit.
La saison 1989 marque un véritable tournant dans l'histoire de Williams. L'écurie britannique dispose à nouveau du soutient d'un grand constructeur, et nourrit des espoirs de titre. Pilotées par Ricardo Patresse et Thierry Boutsen, les Williams Renault FW12c puis FW13 sont les premières monoplaces de cette nouvelle association.
Bien nées, elles permettent à l'équipe de Grove d'enregistrer des résultats convaincants avec deux victoires de Thierry Boutsen, dont un doublé lors du Grand Prix du Canada. Toutefois, difficile pour Williams Renault de rivaliser avec McLaren Honda qui survole le championnat.
L'écurie Britannique termine la saison 1989 à la deuxième place du classement des constructeurs avec 77 points, soit deux fois moins que McLaren Honda ! L'objectif pour cette première campagne est néanmoins atteint, de quoi aborder la suite avec confiance.
Mais la saison 1990 sera une année décevante. La Williams Renault FW13B est une bonne monoplace mais la concurrence est rude et elle ne parvient pas à prendre le dessus sur les McLaren Honda, Ferrari et autres Benetton Ford.
Si Williams Renault signe deux victoires avec Ricardo Patresse et Thierry Boutsen, le manque de constance de ses résultats enlève tout espoir de titre. Au final, l'écurie Britannique termine à la quatrième place du classement des constructeurs, avec 57 points.
L'année 1991 doit être une année de renouveau pour Williams Renault. L'écurie Britannique recrute le talentueux Nigel Mansell, qui est associé à Ricardo Patresse. La FW14 est une très bonne monoplace, qui permet à Williams Renault d'effectuer un réel pas en avant.
Le bilan comptable est élogieux. L'écurie de Grove signe 6 pôles positions et 7 victoires, dont la plupart acquises par Nigel Mansell, parfaitement intégré dans sa nouvelle équipe. En lutte avec McLaren Honda pour le titre Pilote et Constructeur, Williams Renault échoue de peu...
L'équipe Britannique termine à la deuxième place du classement des écuries avec 129 points, soit 14 de moins que McLaren. Côté pilote, Nigel Mansell se classe aussi à la deuxième position, mais avec 26 unités de retards sur Ayrton Senna.
1992 fait ainsi figure de revanche pour Williams Renault. Armée d'une FW14B équipée de suspension " réactive " et pilotée par Nigel Mansell et Ricardo Patresse, la monoplace Britannique affiche un très bon rythme.
Williams Renault s'impose à dix reprises, dont neuf fois avec Nigel Mansell et confirme ses hautes performances, avec 15 pôles positions, sur 16 Grand Prix disputés. La monoplace Franco-Britannique ne laisse que des miettes à sa rivale McLaren Honda.
Dans ce fait, Williams Renault remporte logiquement le titre de Championne du monde des constructeurs, avec 65 points d'avances sur l'écurie Britannique, ainsi que celui des pilotes, avec Nigel Mansell qui devance Ricardo Patresse. Ce résultat permet à Renault d'obtenir sa première couronne Mondiale, après l'échec de 1983.
Malgré cela, l'intersaison 1992-1993 est assez difficile. Williams Renault modifie totalement son Line-Up, en écartant Nigel Mansell et Ricardo Patresse. Alain Prost, qui effectue son retour, est alors embauché, associé à un jeune espoir, Damon Hill.
La nouvelle FW15C reçoit un V10 Renault toujours plus performant et surf sur la vague de l'électronique. Très à la pointe dans ce secteur, la monoplace Britannique dispose de tous les arguments pour survoler le championnat, d'autant que McLaren perd le soutien de Honda.
10 victoires et 15 pôles positions en 16 courses, c'est le bilan 1993 de Williams Renault, qui poursuit sa domination. Alain Prost caracole en tête du championnat, malgré les belles performances d'Ayrton Senna.
Aidée par un Damon Hill qui tient toutes ses promesses, Williams Renault conserve son titre constructeur, alors qu'elle remporte à nouveau celui des pilotes, avec Alain Prost, qui parvient finalement à s'imposer avec un moteur Renault.
Mais une fois encore, l'écurie Britannique ne conserve pas son leader, le français ayant décidé de prendre sa retraite. Williams Renault parvient toutefois par le remplacer par un pilote d'exception, Ayrton Senna, qui retrouve avec joie le V10 français.
Les débuts du pilote brésilien sont cependant difficiles. Au volant d'une FW16 nerveuse, Ayrton Senna abandonne lors des trois premières courses, pendant que son concurrent, Michael Schumacher, s'impose au volant de sa Benetton Ford.
Hélas, le destin n'a pas permis au triple Champion du monde de rebondir. Ayrton Senna se tue lors du Grand Prix de Saint-Marin, alors qu'il menait la course, suite à une défaillance mécanique de sa monoplace. Un évènement qui affecte grandement Williams Renault.
Celle-ci compte sur Damon Hill, sur la titularisation du jeune David Coulthard et sur quelques piges de Nigel Mansell pour tenter de sauver une saison sportivement décevante, et moralement très difficile.
Les résultats sont plus que convaincants puisque Williams Renault revient à la course au titre. La formation britannique remporte d'ailleurs le championnat des constructeurs alors qu'elle perd, pour un petit point, celui des pilotes, suite à une manœuvre litigieuse de Michael Schumacher sur Damon Hill, lors de l'ultime course en Australie.
La montée en puissance de Benetton est renforcée en 1995 avec le renfort de Renault pour motoriser les monoplaces italiennes. Williams-Renault, quelque peu déçu par le choix du losange, doit fournir un grand effort pour contrer l'équipe de Flavio Briatore.
Bien que plus performances, les FW17 et 17B font preuve d'une fiabilité décevante, et perdent, dans ce contexte, de précieux points face à la Benetton Renault de Michael Schumacher. Malgré 5 victoires et 12 pôles position, ni Damon Hill ni David Coulthard ne parviennent à stopper l'hégémonie italiano-germanique.
Williams Renault échoue de ce fait à la deuxième place du classement constructeur et pilote, à une distance respectable de Benetton Renault.
L'intersaison 1995-1996 laisse entrevoir une nouvelle campagne prometteuse pour l'écurie franco-britannique. Sa rivale italienne perd Michael Schumacher et de nombreux ingénieurs, alors que Williams renforce son équipe avec l'arrivée de Jacques Villeneuve, la star nord-américaine.
Avec 12 victoires et 12 pôles position, la FW18 ne laisse que des miettes à la concurrence. Rapide et fiable, la monoplace franco-britannique profite aussi d'un manque de concurrence flagrant et d'un tandem pilote efficace.
Damon Hill et la révélation Jacques Villeneuve se battent coûte que coûte pour le titre mais l'expérience prime, et le britannique remporte le titre, le première de sa carrière, après avoir échoué en 1994 et en 1995. Williams Renault récupère de son côté celui des constructeurs.
Des tensions entre Damon Hill et Franck Williams auront cependant raison de la collaboration puisqu'ils se séparent à l'issue de la saison 1996. Le britannique est alors remplacé par Heinz-Harald Frentzen, un jeune pilote allemand prometteur.
À l'inverse de 1996, Williams Renault doit désormais faire face à une écurie Ferrari très compétitive, renforcée par l'arrivée de Michael Schumacher et d'ingénieurs en provenance de Benetton Renault.
La lutte entre Jacques Villeneuve et le pilote Allemand est spectaculaire, fait de rebondissements et atteint son paroxysme lors de l'ultime épreuve à Jerez. Alors séparés que de quelques points, Michael Schumacher, battu, tape la Williams Renault du Quebecquois dans une manœuvre de désespoir.
Jacques Villeneuve termine la course 3e et remporte le titre alors que le pilote Ferrari abandonne, et est disqualifié.
Avec 8 victoires et 11 pôles position, Williams Renault s'adjuge le titre constructeur.
La saison 1998 marque un nouveau tournant dans l'histoire de l'écurie britannique. Elle perd en effet le soutient de Renault, qui reste toutefois à titre non-officiel sous la bannière Mécachrome. Un contrat de deux ans est alors signé, en attendant l'arrivée de BMW qui s'associe à Williams pour l'année 2000.
Nouveau motoriste, nouvelle livrée, Franck Williams conserve cependant le même Line-Up, composé de Jacques Villeneuve et de Heinz Harald Frentzen.
Malheureusement, la FW20 subit les remue-ménages de l'intersaison et ne signe que quelques podiums ici et là. Aucun victoire ni pôle position ne sont enregistrées et Williams doit se résigner à se battre derrière McLaren et Ferrari.
Williams Mecachrome parvient à grimper sur la troisième marche du championnat des constructeurs, après avoir contré le retour de Jordan Mugen Honda.
L'année suivante fait office de nouveaux bouleversements. Pour la dernière saison de l'association Williams - Renault (sous la bannière Supertec cette fois-ci), Jacques Villeneuve et Heinz Harald Frentzen sont remplacés par Ralf Schumacher et Alessandro Zanardi.
Bien que performante, la FW21 ne peut compter que sur un pilote, l'allemand, pour marquer des points. Face à une concurrence extrêmement proche, les manques de performances d'Alessandro Zanardi coûtent chères et Williams doit se résigner à une modeste cinquième place finale au championnat des constructeurs.
Une dernière saison décevante, qui clôture une aventure exceptionnelle entre Williams et Renault. 9 titres de Champion du monde auront été acquis au cours de ces onze saisons, pour 63 victoires et 79 pôles position.
Un palmarès à couper le souffle que Williams ne parviendra pas à rééditer avec ses nouveaux partenaires motoristes, BMW, Cosworth et Toyota...
1989 Canon Williams Renault
2e du championnat des constructeurs (77 pts) ; T.Boutsen 5e (37 pts), R.Patresse 3e (40 pts)
1990 Canon Williams Renault
4e du championnat des constructeurs (57 pts) ; T.Boutsen 6e (34 pts), R.Patresse 7e (23 pts)
1991 Canon Williams Renault
2e du championnat des constructeurs (72 pts) ; N.Mansell 2e (72 pts), R.Patresse 3e (53 pts)
1992 Canon Williams Renault Champion du monde des constructeurs (164 pts) ; N.Mansell 1er (108 pts), R.Patresse 2e (56 pts)
1993 Canon Williams Renault Champion du monde des constructeurs (168 pts) ; A.Prost 1er (99 pts), D.Hill 3e (69 pts)
1994 Rothmans Williams Renault Champion du monde des constructeurs (118 pts) ; A.Senna nc (0 pts), D.Hill 2e (91 pts), D.Coulthard 8e (14 pts)
1995 Rothmans Williams Renault
2e du championnat des constructeurs (112 pts) ; D.Hill 2e (69 pts), D.Coulthard 3e (49 pts)
1996 Rothmans Williams Renault Champion du monde des constructeurs (175 pts) ; D.Hill 1er (97 pts), J.Villeneuve 2e (78 pts)
1997 Rothmans Williams Renault Champion du monde des constructeurs (123 pts) ; J.Villeneuve 1er (81 pts), H-H.Frentzen 2e (42 pts)
1998 Winfield Williams Mecachrome
3e du championnat des constructeurs (38 pts) ; J.Villeneuve 5e (21 pts), H-H.Frentzen 8e (17 pts)
1999 Winfield Williams Supertec
5e du championnat des constructeurs (35 pts) ; R.Schumacher 6e (35 pts), A.Zanardi Nc (0 pts)