
Nissan va probablement nourrir des regrets après l’ePrix de Sanya disputé ce samedi en Chine. L’écurie officielle du constructeur japonais soutenue par Alpine Tech aurait pu l’emporter sans des événements tragiques ayant poussé chacun de ses pilotes à l’abandon. Un zéro pointé aux conséquences limitées car la concurrence directe a elle aussi souffert. Le constructeur japonais s’en sort donc bien mais aurait pu aussi profiter d’une belle occasion pour le championnat.
Oliver Rowland est frustré et cela se comprend. Après des qualifications difficiles sanctionnées par les 10e et 16e positions sur la grille, Nissan a opté pour une nouvelle stratégie audacieuse et payante. Celle de sacrifier la première partie de course avec un rythme en-deçà pour garder de l’énergie et attaquer ensuite. Cette agressivité a été mise en route après une procédure de drapeau rouge, jusqu’à permettre à ses pilotes de se positionner à la première et quatrième places.
Un joli résultat se présente pour Nissan mais c’était sans compter sur des événements inattendus. Norman Nato est mis dehors par un adversaire et doit abandonner. Peu de temps après, Oliver Rowland commet une rare erreur, il tape le mur et cet accroc est malheureusement fatal. Nissan se retrouve avec un double abandon non représentatif de ses performances, une fois encore, convaincantes en conditions de course.
La représentante d’Alpine Tech s’en sort cependant plutôt bien d’un point de vue comptable. Si elle loupe une opportunité, les écarts restent stables à 19 points pour Oliver Rowland sur le tableau des pilotes, avec l’absence de top 10 pour tous ses adversaires directes. Cet ePrix de Sanya a été un véritable chaos pour l’ensemble des prétendants au titre mondial.
" C’est frustrant de quitter Sanya sans le moindre point alors que l’équipe avait mis en place pour Oli et Norman les stratégies parfaites pour obtenir un très bon résultat ", se désole Tommaso Volpe, l’homme fort de l’équipe Nissan. " Nous n’avions pas tout à fait le rythme aujourd’hui, ce qui s’est vu en qualifications, mais nous savions que nous pouvions remonter en course, et c’est exactement ce que nous avons fait. "
" Les deux pilotes étaient en bonne position pour marquer de gros points : Norman était remonté dans le top 4, mais un incident indépendant de sa volonté a malheureusement mis fin à sa course. De son côté, Oli a commis une erreur très rare mais coûteuse, qui a également provoqué son abandon. Malgré le résultat, l’équipe a réalisé un excellent travail et nous pouvons retenir beaucoup de points positifs ", ajoute-t-il.
Le combat va désormais se poursuivre le 4 juillet prochain avec un double ePrix, toujours en Chine, mais cette fois-ci dans la ville de Shanghai. Avec du rythme, Nissan a toutes les cartes en main pour défendre sa couronne et tenter d’en ajouter une deuxième à son palmarès.
Nissan et Rowland restent dans la course au titre mondial, c'est bien là l'essentiel.
Cet enjeu m'intéresse bien plus que les résultats d'une monoplace motorisée Mercedes. Nissan l'écurie japonaise mais avec une technologie made in Viry.
@Willy27 les bons résultats de Nissan en formule-E font la réputation de Viry. Quant à l'écurie cliente BWT-MERCEDES, elle est complètement larguée en comparaison avec l'écurie usine. Calamiteux, il faut arrêter les frais avec la F1 et se concentrer sur l'endurance et la formule E
L'écurie Nissan en formule E ça représente bien plus d'emplois en France que l'écurie de formule 1 BWT Mercedes.
@Willy27
Si le programme F1 flanche cela pourrait mettre en péril la marque Alpine...c'est combien d'emploi en France comparer à Viry?????
@Renault81 ah bon la marque Alpine n'existait donc pas avant le renaming de Renault F1 team ? J'apprends un truc
@Willy27
Personne n’a jamais dit qu’Alpine n’existait pas avant que Renault F1 Team change de nom. Ce n’est pas ça, le débat.
Ce qu’on regarde, c’est la stratégie actuelle de Renault : depuis 2021, Alpine sert de vitrine sportive et internationale pour le groupe, avec la F1 en tête d’affiche. Du coup, si le programme F1 plante sur la durée, ce n’est pas l’existence historique d’Alpine qui s’efface, mais plutôt la crédibilité du projet industriel et marketing derrière, qui prend un sacré coup.
Et côté emplois, ce n’est pas rien : Dieppe, c’est plusieurs centaines de salariés.
@Renault81
En plus de la suppression de 800 postes d'ingénieurs en France Renault a annoncé la fermeture prochaine du site historique des Ulis dédié aux modèles Alpine depuis la fin de Renault Sport.
Ce n'est pas la présence bidon en F1 avec le moteur d'un adversaire qui sauvera quoi que ce soit dans le nombre d'exemplaires vendus dans le monde.
La seule stratégie qu'ils ont est de garder le plus longtemps possible une écurie dont la valeur augmente, en bref qui ne leur coûte rien.............mais question retombée commerciale pour la marque c'est une vaste fumisterie.
Alpine en attente d’une réaction, et vite !
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